Des pistes pour « booster » l’épargne retraite en France

Avec à peine 200 milliards d’euros d’encours (contre 1.700 milliards d’euros pour l’assurance vie), l’épargne retraite n’est guère développée en France alors même que le taux de remplacement (la différence entre la pension perçue et le dernier salaire) des Français est condamné à baisser sous l’effet du vieillissement de la population. Pour changer cette donne, l’Observatoire de l’épargne européenne (OEE), une association présidée par Jacques de Larosière, gouverneur honoraire de la Banque de France et ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a publié le 23 août 2018 une étude recensant les dispositifs qui ont permis à l’épargne retraite de décoller chez nos voisins européens.

 

L’OEE cite notamment les contrats Riester (en référence à Walter Riester, ministre du Travail et de l’Ordre social sous le gouvernement de Gerhard Schröder), dont les cotisations sont abondées par l’Etat allemand. Une prime de 200 euros est également versée si le souscripteur a moins de 25 ans. Par ailleurs, les contrats Riester proposent, au moment du départ à la retraite, une sortie classique en rentes viagères (jusqu’au décès) ou des retraits programmés, avec la possibilité de retirer en capital jusqu’à 30% des droits accumulés durant la vie professionnelle.

 

Les Italiens peuvent, eux, bénéficier d’un déblocage anticipé en cas de problèmes de santé, de premier achat immobilier ou de congé parental. Autant de mesures dont pourraient, selon l’OEE, s’inspirer le gouvernement français dans le cadre du Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), Ce projet de loi, présenté le 18 juin 2018 en Conseil des ministres et qui devrait être définitivement adopté début 2019, prévoit une importante refonte de l’épargne retraite dans l’Hexagone avec notamment l’instauration d’un déblocage anticipé en cas d’acquisition de la résidence principale.

 

 

Publication du 24 Septembre 2018

TSLR